Date de publication :
mercredi 3 septembre 2025
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SPR 101 Dans nos notes d’exécutif d’octobre 2019, nous retrouvons la phrase suivante : "La direction va présenter l’hiver prochain sa nouvelle stratégie en matière d’encadrement des Services professionnels rendus". La pandémie arriva et nous avons ainsi eu un sursis bureaucratique de 5 ans avant de recevoir, le 11 juin dernier, les documents qu'il nous faudra remplir pour effectuer la répartition et le bilan des SPR au sein des départements.
Selon la clause 8-4.03 de la convention collective, les SPR font partie de la tâche enseignante au même titre que les activités spécifiées aux volets 1, 2 et 3 de la tâche d’enseignement (voir 8-4.01). Il y est écrit qu’elles sont réalisées à même la disponibilité de la personne enseignante et sont une reconnaissance du travail accompli.
Les SPR se divisent en deux grandes catégories : 1) les activités de concertation inhérentes à la vie pédagogique des programmes et 2) des activités pédagogiques de l’un ou l’autre des volets suivants : aide à l’apprentissage, l’encadrement des étudiantes et étudiants afin d’améliorer leur réussite, la formation pédagogique et l’assistance professionnelle.
Si vous n’aviez jamais entendu parler des SPR, c’est normal. Les plus ancien·nes d’entre nous se souviendront qu’on nous demandait jadis de faire le compte rendu des SPR lors du bilan départemental de fin d’année, mais cette exigence de la part de la direction a cessé autour de 2014. Depuis, ce n’est pas parce qu’on n’en parle pas que les SPR n’existent pas. Les SPR sont en fait ce que les membres des départements réalisent déjà comme activités. En encadrant vos étudiant·es, en portant assistance à vos nouveaux et nouvelles collègues, en vous impliquant dans les comités départementaux, vous réalisez vos SPR sans même vous en rendre compte.
Apparition des SPR*
C’est en 2002 qu’une lettre d’entente viendra encadrer la reddition de compte des SPR. En échange d’une meilleure reconnaissance salariale, on inclut dans la convention la nécessité de réaliser en département la répartition des SPR et d’en faire état auprès des membres du département à la fin de l’année "afin d’en évaluer les retombées et faire des recommandation". La convention précise que ces informations doivent être incluses dans le rapport annuel du département.
Lors de la négociation de cette clause, les parties ont estimé qu’une personne enseignante à temps complet consacrait environ 4 heures par semaine d’enseignement à des activités d’encadrement. En calculant 4 heures x 16 semaines x 2 sessions, ça nous donne 128 heures. On a ajouté à ce total une heure d’encadrement par semaine pour favoriser la réussite étudiante qui nous vient de l’annexe I-8, baptisée à l’époque "l’heure exquise" (+ 32 heures par année = 160 heures). À ces 160 heures, on ajoute aussi les deux journées pédagogiques (2 x 6,5 heures), ce qui porte le total à 173 heures. Le compte est bon.
Analyse syndicale
On peut constater qu’en incluant les SPR à la convention collective, les parties ont pris soin de clarifier et de souligner à grands traits qu’il ne s’agissait pas d’ajouter des heures de travail ni d’imposer de nouvelles tâches au personnel enseignant. Les activités qui sont listées ont de plus un lien clair avec la réussite étudiante et la vie pédagogique. On devrait donc s’attendre à ce que nos SPR soient constitués en grande partie du travail, déjà réalisé, d’encadrement de nos étudiant·es afin de favoriser leur réussite et du travail réalisé pour favoriser la vie pédagogique du programme. C’est aussi la logique qui a mené au calcul des 173 heures. Sur les 32,5 heures de disponibilités par semaine, les parties ont reconnu que 5 d’entre elles concernaient spécifiquement l’encadrement de nos étudiant·es, ce qui nous amène à 160 heures à la fin de l’année. Les départements ne devraient donc pas se creuser la tête très longtemps pour identifier des activités originales et variées pour compléter leur tableau.
Il est aussi à noter que la convention prescrit une reddition de compte au département qui est qualitative et non quantitative. Ce qui importe n’est pas le nombre d’heures réalisées, mais bien la réflexion sur ce qui a été fait. En faisant une fixation sur les heures, on perd de vue que l’essentiel n’est pas d’atteindre 173 heures de services professionnels rendus, chose qui va de soi de par la nature de notre travail, mais bien de poser un regard constructif sur les activités départementales et de viser l’amélioration de la vie pédagogique et de la réussite étudiante.
Grief syndical
En somme, les nouvelles exigences de reddition de compte des SPR ainsi que le type d’activités identifiées comme faisant partie de cette catégorie pour le Cégep de Sherbrooke posent problème au regard de la convention collective et de l’esprit dans lequel cette clause a été écrite et incluse au contrat de travail. Le syndicat a donc déposé un grief syndical dès que les documents ont été envoyés au personnel enseignant.
D’ici à ce que le processus de grief suive son cours, il n’est pas question de boycotter les SPR, puisqu’ils font partie de notre contrat de travail. Bien que nous la considérions excessive, la reddition de compte demandée par le cégep est à réaliser en y investissant le temps disponible, ou, faute de temps, en remplaçant une des activités du département par celle-ci. Nous suivons ainsi le mantra syndical : "exécute, mais dépose un grief". L’équipe syndicale du CRT poursuivra aussi de son côté son travail de défense de la convention et de son esprit face à la partie patronale.
*Merci au camarade Guillaume Robidoux du Cégep de Valleyfield pour son travail d’historien :
https://seeclg.org/2023/05/01/de-vive-voix-10-10_edition-speciale-tout-ce-que-vous-devez-savoir-sur-votre-job-de-prof/
Grand rassemblement du 7 septembre
À la suite de la semaine d’actions du 25 au 29 août, à laquelle nous avons participé, le mouvement Uni-es pour l’école nous invite à un grand rassemblement citoyen dimanche le 7 septembre, devant les bureaux du ministère de l’Éducation à Montréal, à compter de 14h.
Pour plus de détails et d’informations, consultez la page de l’évènement (ou grâce au code QR).

La lutte se poursuit!
Les compressions ne datent pas d’hier, mais l’intensification des coupes que l’on subit actuellement nous fait craindre le pire pour notre réseau. L’austérité dans laquelle nous plonge le gouvernement de la CAQ doit continuer d’être dénoncée avec force!
Nous vous invitons à signer en grand nombre la pétition qui circule actuellement en opposition aux compressions budgétaires imposées dans les cégeps.

Enquête nationale sur la santé économique et le bien-être des personnes 2SLGBTQ+ au Canada
La FNEEQ nous invite à participer à une enquête nationale visant à comprendre les causes et l'impact de la pauvreté chez les personnes 2SLGBTQ+. Pour participer à cette enquête, consultez la page d’informations et suivez les instructions.

Intelligence artificielle et gestion d’algorithme
Dans le cadre du projet de recherche « Exposition des travailleurs à l'intelligence artificielle (IA) et à la gestion algorithmique (GA) dans les milieux syndiqués : étude mixte », le Comité de coordination générale des négociations (CCGN) de la CSN nous transmet un questionnaire à compléter d’ici le 12 septembre.
Ce projet de recherche vise à répertorier la présence de l’IA dans les milieux de travail ainsi que ses impacts selon les travailleurs.
N’oubliez pas notre première assemblée générale de l’année jeudi prochain, le 11 septembre, de 12h30 à 15h30, au local 2-52-101. Un dîner sera servi sur place, nous vous attendons en grand nombre!
La semaine suivante se tiendra notre traditionnel « dîner des nouveaux et nouvelles profs » afin d’accueillir les nouvelles personnes enseignantes et de leur transmettre toutes les informations dont elles ont besoin pour naviguer dans le monde du cégep. Deux périodes sont offertes le mercredi 17 septembre au local 2-52-256, la 1e de 11h30 à 12h30 et la 2e de 12h30 à 13h30, un dîner sera fourni.
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Poste téléphonique #5330 info@specs-csn.qc.ca VP à l'information et à la mobilisation : Etienne Marouseau Agent de bureau : Alain Paquet |
