Date de publication :
jeudi 23 septembre 2021
Sommaire
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Consultation sur le volet 2
Après plusieurs allers-retours et échanges avec la direction, la partie syndicale du CRT a constaté que sa compréhension de la consultation proposée par la direction ne concordait pas avec la leur. L’implication de la partie syndicale dans cet exercice chronophage parait donc moins pertinente. Contrairement à ce qui a été discuté en rencontre de secteur et en assemblée générale, l’équipe CRT ne sera donc pas présente pour les consultations.
Les coordinations qui souhaitent être accompagnées pourront ainsi demander du soutien à l’exécutif. Cela évitera au CRT d’être à la fois juge et partie et permettra au syndicat de jouer son rôle de représentation. Afin de pouvoir se porter garant de la neutralité de la consultation, l’équipe CRT visionnera aléatoirement (et intentionnellement dans les dossiers où il y a litige) certains des enregistrements. Un test aura également lieu avec une coordination la semaine prochaine pour mieux cerner la hauteur de la préparation requise par les coordinations, la clarté des outils de communication de la direction, la durée de la consultation et s’assurer que les gens qui accueilleront les coordinations comprennent tous leur rôle de la même manière et que cela réponde aux attentes de neutralité de la part du syndicat.
La direction a également compris que leur échéancier de consultation ne permettra pas d’arriver à une entente sur le modèle pour le projet de répartition de l’automne 2022. La visée est donc plutôt pour la fin de l’année scolaire 2021-2022 pour une application l’année suivante.
Lettre du SPECS à la députée provinciale de Saint-François
Après 18 mois en état d'urgence sanitaire, la Ligue des droits et libertés du Québec ainsi que plus de 70 organisations syndicales et de la société civile ont appelé le gouvernement à lever l'état d'urgence. À leur suite, le SPECS a composé la lettre suivante que nous avons envoyée à la députée de Saint-François. Nous vous invitons à faire de même, en personnalisant la lettre et le titre de votre envoi, puis en inscrivant votre nom au bas de la lettre.
Nous vous invitons donc à envoyer la lettre suivante à Geneviève Hébert, députée provinciale de Saint-François, en lien avec la prolongation de l’état d’urgence sanitaire. Une copie conforme au SPECS serait appréciée.
Mme Geneviève Hébert Madame, Sans remettre en question la nécessité de mesures sanitaires adéquates, je désire vous faire part de mon inquiétude quant aux renouvellements (plus de 75 fois) et au prolongement de l’état d’urgence sanitaire. La déclaration de l’état d’urgence sanitaire confère des pouvoirs extraordinaires à la Santé publique et au gouvernement, ce qui suspend certaines pratiques démocratiques aussi nécessaires à la vie en société. Alors que l’exercice de ces pouvoirs exceptionnels était nécessaire au début de la pandémie, en mars 2020, il me semble que le retour des pratiques démocratiques de consultations et de débats serait légitime et nécessaire. Par définition, l’état d’urgence n’est pas censé durer indéfiniment. Je m’inquiète surtout que plusieurs questions fondamentales ne semblent pas effleurer le sens critique de votre gouvernement. Par exemple, à quoi pourrait ressembler une éventuelle fin de l’état d’urgence sanitaire ? Autrement dit, quelles sont les conditions du « déconfinement » de notre démocratie ? Quels facteurs épidémiologiques et sociaux constitueraient un seuil acceptable pour cesser de nous gouverner par décret ? Les partis de l’opposition et la société civile ne devraient-ils pas jouer un rôle d’alliés et parfois de garde-fou dans cette crise qui se prolonge ? Si votre gouvernement exige que les citoyennes et citoyens du Québec apprennent « à vivre avec le virus », je pense qu’en toute cohérence cela implique de remettre les débats parlementaires et les consultations publiques à l’avant-scène. Les décisions liées à la COVID-19 ayant majoritairement été soustraites des travaux des parlementaires depuis le 13 mars 2020, il est maintenant plus que temps que les mesures sanitaires soient soumises à l’Assemblée nationale pour débat. Le 26 mai dernier, la Ligue des droits et libertés lançait une campagne demandant la fin de l’état d’urgence. Plus de 70 organisations syndicales et de la société civile ont donné leur appui à cette campagne. Je trouve navrant que votre gouvernement fasse comme s’il pouvait continuer à imposer des décrets sans consulter celles et ceux qui sont quotidiennement aux prises avec les difficultés occasionnées par cette pandémie. Il est grand temps que votre gouvernement déconfine la démocratie pour qu’il puisse maintenir la confiance du public et préserver sa légitimité. Bien à vous,
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Commission de l’évaluation de l’enseignement collégial (CÉEC)
La Commission de l’évaluation de l’enseignement collégial (CÉEC) sera de passage au Cégep de Sherbrooke cette année. Cet organisme se charge de l’application du processus « d’assurance qualité » dans les cégeps. Vous vous souvenez peut-être que l’assemblée générale du SPECS-CSN a adopté une résolution le 25 mars 2014 invitant ses membres à se dissocier des travaux de la CÉEC.
Le SPECS-CSN s'est toujours montré très critique envers les travaux menés par la CÉEC. Non seulement s’agit-il d’un processus onéreux avec une méthodologie déficiente visant à imposer à terme une approche entrepreneuriale dans les cégeps, mais l’efficacité de l’approche « d’assurance qualité » afin d’améliorer concrètement la qualité de l’enseignement est contestable.
Afin d’être cohérent avec la position de l’assemblée générale, nous vous recommandons de ne pas participer aux rencontres organisées par la CÉEC. Ainsi, l’organisme ne pourra pas fonder la légitimité de sa démarche en s’appuyant sur notre participation à ses travaux. Sachez que la participation à ces rencontres ne fait pas partie de votre tâche d’enseignement et que la direction des études (ou ses représentant.es) ne peut pas exiger votre présence. N’hésitez pas à contacter le SPECS-CSN si vous rencontrez des problèmes à cet égard.
État d’urgence sanitaire et enseignement à distance
Lors du dernier regroupement cégep de la FNEEQ, les délégué.es ont pu témoigner de l’application chaotique et désordonnée des mesures en cas de confinement des enseignant.es à travers le réseau. Une enseignante en attente d’un résultat au test COVID doit-elle enseigner à distance ? Un enseignant dont les enfants sont retirés de l’école en lien avec la COVID peut-il donner ses cours à partir de son domicile ? Chaque cégep semble avoir sa propre interprétation de la chose. Les délégué.es ont adopté une résolution appelant à ne plus conclure d'ententes avec la direction pour la prestation de cours à distance en attendant une vraie réflexion sur les différents enjeux que cette situation peut apporter.
Au Cégep de Sherbrooke, on nous dit que les DEP appliquent la règle de remplacer l’enseignant dans la classe à la deuxième absence et de ne pas permettre l’enseignement à distance. Nous aimerions insister sur trois éléments :
Si vous avez des questions ou des réflexions liées à ce sujet, n’hésitez pas à nous contacter !
Communiqué de presse : Rapport des commissaires des États généraux de la profession infirmière
Suite à la réception du rapport des commissaires lors des États généraux de la profession infirmière, de nombreux acteurs du milieu de la santé et du milieu de l’éducation ont exprimé leur incompréhension face à leur souhait de disqualifier le DEC en Soins infirmiers. Un communiqué de presse a été rédigé par le SPECS et envoyé aux médias vendredi dernier :
Le Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke réagit au rapport des commissaires des États généraux de la profession infirmière Sherbrooke, le 16 sept 2021 – Quoique rassuré par la réaction du ministre Dubé, le Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke (SPECS-CSN) demande que le gouvernement réaffirme son engagement envers un diplôme d’études collégiales qualifiant en soins infirmiers. « Les commissaires ne tiennent manifestement pas compte de l’avis de plusieurs intervenants qui constatent que notre formation en soins infirmiers est adaptée aux besoins du milieu hospitalier et qu’une simple révision, réclamée depuis plusieurs années, lui permettrait d’atteindre un niveau encore plus poussé. La réalité québécoise n’est pas celle des autres provinces canadiennes, le niveau de formation collégial n’existe pas ailleurs. Ce niveau est tout à fait adapté aux besoins de cette profession et nous permet de maintenir une accessibilité très haute à la profession », affirme sa présidente, Julie Dionne. Elle est d’ailleurs extrêmement surprise des conclusions du rapport. « Il nous semble y avoir des besoins pour les deux catégories d’infirmières, les bachelières et les techniciennes, qui travaillent de concert en ce moment. Étant donné la situation critique du système de santé, restreindre l’accès à la profession ne sert personne. Cette proposition ne répond à aucun besoin, ne solutionne rien et créera un trou d’au moins deux ans dans les arrivées de nouvelles infirmières, si cela ne diminue pas leur quantité à long terme. » Rappelons que les vacances du personnel infirmier estrien dépendent chaque année de l’arrivée des nouvelles diplômées et nouveaux diplômés, provenant en partie des cégeps de la région. Il faut aussi souligner que malgré que le SPECS-CSN ne considère pas, contrairement à ce que les commissaires laissent entendre, que le corps infirmiers soit composé de personnes incapables de suivre d’autres genres de formations, il reste que certains modes de formation peuvent être mieux adaptés à l’apprentissage de cette profession particulière. L’enseignement à distance n’en fait pas partie, comme l’a démontré la pandémie. Les frais de scolarité des universités québécoises, quoique moins élevés que ceux de certaines provinces, ne sont plus les plus bas au Canada et constituent un frein pour plusieurs personnes qui ont envie de relever le dur défi de la profession infirmière. « Diminuer la reddition de compte et mieux utiliser nos infirmières, nous en sommes ! » déclare finalement madame Dionne. « Mais cette action n’a rien à voir avec la proposition des commissaires. Cette bureaucratie omniprésente et handicapante, elle a été implantée à tort, et elle peut être défaite, avec une volonté politique. Préservons nos ressources infirmières et conservons un diplôme d’étude collégial qualifiant et pertinent. » |
Pour rehausser la littératie de la population étudiante au collégial
Le comité École et société du SPECS vient de publier un texte dans les Nouveaux cahiers du socialisme qui fait état de leurs travaux des dernières années sur la littératie au collégial. Nous vous invitons à le lire : https://www.erudit.org/en/journals/ncs/1900-v1-n1-ncs06290/96616ac/
Pour y avoir accès, il faut passer par Collecto et vous identifier avec vos compte et mot de passe du cégep : http://erudit-sherbrooke.proxy.collecto.ca/
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Poste téléphonique #5330 info@specs-csn.qc.ca VP à l'information et à la mobilisation : Mathieu Poulin-Lamarre Agent de bureau : Luc Loignon |

