Date de publication :
jeudi 10 septembre 2020
Sommaire
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Crise sanitaire : la FNEEQ au front pour défendre ses membres
Aux profs des syndicats membres du regroupement cégep de la FNEEQ-CSN
Chères, chers collègues,
Dès le moment où le Québec a été frappé de plein fouet par la pandémie de la COVID-19, à la mi-mars, la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) a mis toutes ses énergies pour être au cœur des processus décisionnels qui se sont mis en place pour gérer la crise au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES). Notre fédération a utilisé toutes les tribunes à sa disposition pour revendiquer, au nom des enseignantes et des enseignants de ses syndicats (dont le grand professionnalisme et la volonté sans faille d’assurer la réussite de leurs étudiantes et de leurs étudiants en dépit de ces difficiles circonstances ne sont plus à démontrer) des conditions de travail à la mesure du défi à relever.
Par ailleurs, devant le manque d’efficacité des « rencontres des partenaires de l’enseignement supérieur » instaurées en mars par le ministère, au cours desquelles chaque organisation n’avait qu’environ trois minutes « top chrono » pour s’exprimer, la FNEEQ a rapidement réclamé et obtenu la tenue de réunions hebdomadaires dédiées aux cégeps. Au cours des 13 rencontres qui ont eu lieu de la fin mars à la mi-juin (dont vous pouvez lire nos comptes rendus en cliquant ici), elle a pu faire entendre vos préoccupations et rendre compte de la réalité du terrain aux représentantes et aux représentants du MEES. Nous avons réclamé le retour de ces échanges. Selon les échos que nous avons eus, ces réunions devraient reprendre très prochainement.
En ce qui concerne l’automne, son bureau fédéral (l’équivalent d’un conseil d’administration ou d’un conseil syndical) a adopté les énoncés de principe suivants lors de sa réunion du 8 mai dernier :
Vos représentantes et vos représentants syndicaux, tant au niveau national qu’au niveau local, ont multiplié les interventions médiatiques, que ce soit sur les réseaux sociaux, dans les journaux, à la radio ou à la télévision. Encore la semaine dernière, Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ, a pu passer plusieurs messages à la nouvelle ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, quant à son mutisme de l’été et au soutien qui vous sera accordé dans le contexte de cette session hors norme. En voici un échantillon :
Le 28 mai, le regroupement cégep (l’instance regroupant les délégué.es des 45 syndicats de profs de cégep membres de la FNEEQ) a adopté une série de demandes plus précises en prévision de la présente session ainsi qu’un plan d’action (voir le document ci-joint) qui comprenait, entre autres choses, l’envoi de communiqués de presse et de lettres à Jean-François Roberge (avec copies aux député.es) ainsi qu’aux directions d’établissement (avec copies à la Fédération des cégeps). Ces initiatives ont donné lieu à une activité médiatique régionale et nationale passablement intense en juin (ex. Rentrée 2020 dans les cégeps : donnez-nous des moyens à la hauteur du défi à relever).
Toutes ces pressions exercées sur le ministère commencent à porter leurs fruits. Ainsi, en juillet, ce dernier a rendu public le Régime budgétaire et financier des cégeps (le « FABRES ») 2020-2021, dans lequel on trouve une nouvelle annexe, la S119 (Réussite à l’enseignement collégial et relance économique du Québec), qui prévoit 17 000 000 $ pour, par exemple, « la réduction de l’effectif étudiant dans chaque groupe ». Puis, vendredi dernier, Danielle McCann a annoncé l’injection de 30 millions de dollars supplémentaires pour de l’encadrement pédagogique, l’usage pouvant en être fait demeurant toutefois à clarifier.
Ce soutien financier s’avérera-t-il suffisant pour répondre à vos besoins ? Vous en accordera-t-on davantage ? Nous ne sommes pas encore en mesure de répondre à ces questions et, à cet égard, la rencontre des « partenaires de l’enseignement supérieur » avec Mme McCann qui se tiendra cet après-midi de même que la première des réunions « cégeps » automnales avec le MEES se révéleront déterminantes pour la suite des choses. Le cas échéant, nous aurons toutes et tous à nous mobiliser pour faire comprendre à celui-ci qu’il y a des limites à ce qu’il nous est possible d’accepter au nom de notre professionnalisme, et que, vu l’incompressibilité du temps, nous ne pouvons pas assumer à la fois plus d’heures contact et l’alourdissement de la préparation, de l’adaptation, de l’encadrement et de la correction engendré par l’enseignement en mode hybride.
Solidarité !
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Yves de Repentigny
Vice-président responsable du regroupement cégep
FNEEQ-CSN
Annexes S119 et S120
Depuis la mise à jour du régime budgétaire et financier des collèges qui a été rendu disponible le 27 juillet dernier, on y retrouve une nouvelle annexe, la S119, qui concerne directement la crise sanitaire et l’adaptation du réseau. Cette enveloppe de 22 535 200 $ pour tout le réseau collégial vise à permettre l’adaptation des activités d’enseignement et d’encadrement ainsi qu’à offrir aux étudiantes et étudiants un soutien accru. Elle se divise en trois volets :
Si les volets 2 et 3 sont plutôt parallèles à l’enseignement, le volet 1 touche plus particulièrement le travail enseignant. Ce volet a entre autre comme objectif de « Permettre un réajustement des pratiques d'enseignement en mettant à la disposition de chaque établissement des sommes dédiées à l'adaptation de la formation dans un contexte de distanciation physique, notamment par l'implantation de pratiques pédagogiques d'enseignement à distance, de mesures à impact élevé sur la réussite des étudiant[.e]s et par toute adaptation nécessaire pour dispenser la formation aux étudiant[.e]s.
Par exemple, dans le contexte où il est nécessaire de respecter les consignes de distanciation physique, ces adaptations à la formation peuvent concerner la réduction de l'effectif étudiant dans chaque groupe, l'implantation de nouvelles méthodes d'enseignement pour certains cours, le réaménagement de locaux, etc. »
Et la S120
La semaine dernière, nous apprenions la création d’une nouvelle annexe, la S120, qui, contrairement à la S119 qui se veut pérenne, viendrait de son côté répondre à des besoins ponctuels liés à crise. En injectant 35 600 000 $ de plus dans le réseau, le gouvernement espère éviter le pire en ce qui a trait au décrochage et permettre à la formation collégiale de rester attractive. Elle comprend aussi trois volets, qui ressemblent aux volets de la S119, si ce n’est que le volet 2 serait plutôt consacré au soutien financier des étudiant.es. Le volet 1 dédierait 18 800 000 $ à l’encadrement pédagogique sans toutefois donner de balises claires en ce qui a trait à la manière de dépenser ce montant...
Au niveau national, le comité exécutif de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) s’est désolé du fait qu’encore une fois, des ressources très attendues pour permettre la réduction de la taille des groupes, permettant d’accroître significativement le temps disponible de la part des enseignant.es pour l’encadrement de leurs étudiant.es, non seulement arrivent alors que la session est bien amorcée, mais soient placées dans la même enveloppe que des ressources aussi très attendues par nos collègues professionnel.les, qui ont des besoins également importants pour faire face à la crise. De plus, dans plusieurs cégeps, si des représentations ne sont pas faites de la part des syndicats enseignants afin d’améliorer la situation rendue parfois critique par la pandémie, il est à craindre que ces nouvelles ressources précieuses puissent échapper aux enseignant.es.
Au Cégep de Sherbrooke
Selon les données préliminaires que nous avons reçues, le Cégep de Sherbrooke obtiendrait 650 000 $ avec la S119 et un peu plus d’un million avec la S120. On estime qu’il y aurait donc pour l’année 2020-2021 un peu plus d’un million de $ qui serait dédié aux volets 1 de ces deux annexes, et dont pourraient bénéficier les enseignant.es. En assemblée générale, nous vous soumettrons des recommandations qui pourraient nous permettre de guider nos demandes en ce qui a trait à ces enveloppes.
Le droit à l'image
Depuis le passage de l’enseignement à des modes autres qu’en présence en mars dernier, la question du droit à l’image s’est rapidement imposée pour les enseignant.es. Les administrations collégiales échouant à donner des balises claires et cohérentes, de multiples interprétations se font concurrence dans les forums en ligne. À lire ce qui s’écrit dans les espaces de discussion étudiants et dans les forums enseignants, il apparaît que l’enjeu de la visibilité soit en train de devenir un point de rupture important entre les besoins pédagogiques des enseignant.es et le désir de protection de la vie privée des membres de la classe.
Pour nous aider à nous y retrouver, la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ) nous a présenté lors du regroupement du 5 septembre dernier quelques balises qui clarifient ce qu’on est en droit d’attendre de nos étudiantes et de nos étudiants lorsqu’elles et ils participent à un cours ou une activité ayant lieu en ligne et comment nous protéger en tant qu’enseignant.es face aux demandes de nos directions dans le contexte de la pandémie.
Le contexte légal
Le droit à la vie privée, codifié aux articles 3, 35 et 36 du Code civil du Québec, concerne autant le droit à l’image que le droit à l’utilisation de la voix. La jurisprudence nous montre que ces droits ne sont pas absolus, qu’ils sont protégés dans une mesure raisonnable dans une société libre et démocratique. « Nous renonçons quotidiennement à notre vie privée en utilisant notre apparence physique et notre voix dans tout contexte social, que ceux-ci soient filmés ou non » nous dit Anna-Belle Marcotte, conseillère à la FNEEQ. Cela est notamment le cas lorsque nous donnons ou suivons un cours en présence, puisque nous consentons implicitement à rencontrer d’autres humains et à fournir certaines informations personnelles, notre nom par exemple.
L’enseignement synchrone dans le contexte de la crise sanitaire
La jurisprudence accepte de façon générale qu’une intrusion dans la vie privée d’une personne ait lieu si celle-ci vise l’atteinte d’un objectif légitime, et s’il n’y a pas d’autres manières de l’atteindre. Par exemple, dans le contexte de la crise sanitaire, la transmission d’un cours par visioconférence n’est pas excessive si elle vise à donner accès au cours à des étudiant.es, mais elle ne devrait pas servir à des fins d’évaluation de l’enseignant.e ou de surveillance. Dans un cours synchrone, le consentement implicite à donner un accès modéré à sa vie privée est attendu chez les participant.es si les conditions d’enseignement sont similaires à celles présentes dans une classe normale :
La FNEEQ mentionne qu’il serait souhaitable que les étudiant.es souscrivent à un engagement à l’effet qu’elles et ils n’enregistreront pas le cours, ne le filmeront pas et ne le rediffuseront d’aucune façon. On nous suggère qu’une « netiquette » soit produite et diffusée, rappelant les politiques de non-intimidation et de non-harcèlement du collège.
*** Il est à noter que sans crise sanitaire, une telle modification aux conditions de travail ne se justifierait pas par le motif du droit à l’éducation. ***
L’enseignement asynchrone dans le contexte de la crise sanitaire
L’enseignement asynchrone pose des menaces beaucoup plus grandes au droit à l’image et à la voix, car l’enseignant.e perd ainsi le contrôle du contenu de la formation qu’il a donnée, tant dans le temps que dans la façon dont celle-ci sera utilisée. De plus, on ne peut prétendre au consentement implicite des participant.es comme c’était le cas pour l’enseignement synchrone. Le consentement explicite de tou.tes les participant.es est ainsi nécessaire pour que l’enregistrement ait lieu, faute de quoi on ne pourrait exiger la participation, ni la visibilité des étudiant.es. Selon la FNEEQ, l’intrusion auquel correspond l’enseignement asynchrone n’est dans la situation actuelle pas proportionnelle à l’objectif recherché, même en contexte de crise sanitaire. Une telle imposition de la part de l’employeur pourrait être contestée. Par ailleurs, si l’enseignant.e décide de son propre chef d’enregistrer des cours donnés en asynchrone, il ou elle n’aura plus les mêmes recours éventuels.
Protection de l’enseignant.e
Pour les deux modes d’enseignement, la FNEEQ suggère un certain nombre de paramètres à mettre en place :
Dans le cas de l’enseignement asynchrone, la FNEEQ recommande de prévoir des règles en matière de conservation et de protection de l’enregistrement. Ainsi, pour consentir, les participant.es (enseignant.e compris.e) devraient avoir la garantie que l’enregistrement ne serve qu’aux fins pour lesquelles il a été fait, soit permettre aux étudiant.es qui ne peuvent être présent.es d’avoir accès au cours. La conservation devrait être limitée dans le temps et les documents ne devraient être accessibles qu’aux personnes préalablement identifiées. Le consentement devrait être réalisé par écrit pour que sa portée soit claire et comprise de toutes et tous.
Votre syndicat a déjà prévu des rencontres avec l’association étudiante puis avec nos patrons pour discuter de cette importante question et ainsi assurer à ses membres un cadre qui lui permette de naviguer sans écueils.
Du bris d'horaire... au « bris » de locaux
L'exécutif du SPECS-CSN a été très étonné par l’annonce de la direction, lors de la réunion de secteur du mercredi 2 septembre, à l’effet que les semaines de bris horaire prévues à la fin octobre et à la fin de la session pour la tenue d’examens en présentiel seraient finalement des semaines de bris de locaux... sans bris horaire. En effet, le module promis par Skytech devant permettre la gestion des demi-groupes et des locaux ne sera pas livré à temps. Cette réalité complexifie grandement le travail des enseignant.es qui doivent prévoir une évaluation parfois répartie en deux plages horaires.
L’assurance qu’une des périodes de bris horaire permette la tenue d’examens en présence ayant une durée qui excède celle prévue à l’horaire régulier a incité des enseignant.es à faire, dans leur plan d'évaluation, des choix qui deviennent difficiles ou impossibles à réaliser dans cette nouvelle réalité. De plus, la tenue d’examens en présence, initialement prévue afin de diminuer les risques de plagiat, perd ainsi tout son sens.
Des institutions d’enseignement supérieur ont depuis très longtemps, même avant la naissance de Skytech, planifié de telles périodes d’examens avec bris horaires. Il est demandé au Cégep de Sherbrooke de faire tous les efforts nécessaires pour tenir sa promesse faite en juin dernier et réitérée à la mi-août.
Rappel t-shirts
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Il vous reste encore jusqu’au 13 septembre pour commander votre t-shirt de visibilité gratuit en vue des actions de mobilisation de cet automne. Ne manquez pas la chance d’avoir le vôtre !
Semaine de la mobilité durable
Du 14 au 19 septembre prochain, le Cégep soulignera la semaine de la mobilité durable avec des actions ciblées (et sécuritaires) sur le campus afin d’encourager le transport actif et le transport en commun.
Pour l’occasion, la STS nous offre un certain nombre de laisser-passer d’autobus qui seront valides durant toute la semaine. Si vous êtes intéressé.e à en obtenir un, appelez-vous ou écrivez-nous et nous vous en livrerons un avant la fin de la semaine.
Voici l’horaire des activités de la semaine :
Toute la semaine du 14 au 19 septembre
Prenez-vous en photo en plein déplacement durable entre votre domicile et le Cégep et publiez le tout sur Facebook ou Instagram avec le mot clé #jefaischangement. Des prix comme des certificats cadeaux dans des boutiques de vélos et des magnifiques accessoires pour le transport actif seront tirés parmi les participant.es !Lundi matin 14 septembre et mardi matin 15 septembre
Une escouade du Cégep accueillera les cyclistes et marcheurs pour souligner leur engagement à faire changement ! Un coupon pour un café gratuit leur sera offert ! Si on ne vous voit pas, passez nous voir pour un high five à distance et pour prendre une photo avec notre affiche #jefaischangement.Mardi midi 15 septembre (de 11h30 à 13h30)
Profitez d ’un ajustement gratuit pour votre vélo à notre station de réparation. Réservez votre place dès maintenant en suivant ce lien. Un mécano du Cégep avec son kit de trépied et outils vous attendra dans l’espace central entre les pavillon 3 et 6.Mercredi matin 16 septembre et jeudi matin 17 septembre
Une escouade du Cégep accueillera les utilisateurs et utilisatrices du transport en commun pour souligner leur engagement à faire changement ! Un coupon pour un café gratuit leur sera offert ! Si on ne vous voit pas, passez nous voir pour un high five à distance et pour prendre une photo avec notre affiche #jefaischangement.
Lors de l’événement, des masques réutilisables de la STS seront donnés à plusieurs passants.
Comités de travail environnement
En marge des activités du comité C’Viable, notre conseiller en développement durable Michel Bélanger souhaite faire participer activement la communauté du Cégep dans les projets de développement durable qui l’animent.
Il cherche ainsi des membres de la communauté pour participer à des comités de travail œuvrant sur trois thèmes où les idées bouillent :
Les comités seront constitués de 3 à 6 personnes et impliqueront idéalement au moins une étudiante ou un étudiant, une enseignante ou un enseignant, ainsi qu’une employée ou un employé non-enseignant.
Ces trois comités travailleront de concert avec le conseiller en développement durable et d’autres actrices et acteurs ciblés pour orienter les projets en cours et futurs dans ces domaines.
L’implication demandée est de minimalement assister à quelques rencontres de suivi (environ une par mois) et assurer le suivi des communications par courriels. Les participant.es sont par ailleurs appelé.es à participer plus intensément aux développement et déploiement des projets selon leur désir et disponibilité.
À titre d’exemple, les membres présents du comité de travail sur l’aménagement durable formé cet été ont pu aider au développement d’une directive d’aménagement extérieur durable, ainsi que superviser la création de panneaux extérieurs à déployer prochainement.
Si vous souhaitez proposer votre candidature pour un ou plusieurs de ces comités, merci d’envoyer un courriel à Michel Bélanger.
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Poste téléphonique #5330 info@specs-csn.qc.ca VP à l'information et à la mobilisation : Mathieu Poulin-Lamarre Agent de bureau : Luc Loignon |

