Mercredi 24 août 2016

Des enjeux locaux et nationaux
La rentrée : nous voilà les deux pieds dedans, cette période qui génère son lot de grands bonheurs (retrouver des élèves, en découvrir de nouveaux, vivre la fébrilité des commencements) et de petites contrariétés (est-il nécessaire de les lister ?). Toute l’équipe du SPECS-CSN vous souhaite une rentrée satisfaisante, qui soit le riche fer de lance d’une année de transmission de nouveaux savoirs. Pour les nouvelles et les nouveaux, félicitations pour votre embauche au sein de l'équipe du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke ! Venez nous rencontrer au local 2-54-180 afin de faire connaissance et aussi de devenir membre du Syndicat, si ce n’est déjà fait. [plus de détails]
Au plan syndical, bien que la période de négociation de notre actuelle convention collective soit bel et bien derrière nous – notre contrat de travail ayant été dûment paraphé en juin dernier – nous n’en sommes pas moins déterminés à travailler à la protection des droits de nos membres et à l’avancement de nos conditions de travail locales. À cet égard, surveillons certains points chauds sur lesquels nous aurons collectivement à réfléchir :
En ce sens, vous êtes invités à noter à votre agenda les premières dates des assemblées générales, qui seront les principaux lieux où nous pourrons échanger et choisir nos orientations notamment quant à ces enjeux (notez que d’autres dates pourraient s’ajouter) :
ASSEMBLÉES GÉNÉRALES PRÉVUES du SPECS - Mardi 13 septembre 2016 |
Par ailleurs, il semble que notre ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, lancera une vaste consultation sur l’avenir des cégeps, dans la foulée des travaux déjà grandement amorcés par le rapport Demers. Si l’on en croit le Journal de Montréal, Mme David, veut « moderniser » les cégeps, car ils seraient « au point mort depuis la réforme […] de 1993. » Une telle affirmation démontre une méconnaissance déplorable du réseau collégial de la part de la ministre. En effet, les enseignantes et les enseignants innovent constamment, que ce soit d’un point de vue disciplinaire ou pédagogique. Ne pensons qu’à la mise à jour des contenus de cours, la création et l’actualisation des programmes, l’utilisation des technologies de l’information dans l’enseignement, le développement de la recherche au collégial, les innombrables projets d’innovation pédagogique, la mise sur pied d’activités aussi diverses que les stages à l’étranger, le Prix littéraire des Collégiens ou le concours Philosopher. Voilà une poignée d’exemples qui prouvent que les cégeps sont dynamiques et ont notablement changé depuis 1993. Nous croyons que la direction du Cégep de Sherbrooke doit réagir publiquement à la déclaration de la ministre afin de « remettre les pendules à l’heure » et signifier sa reconnaissance envers le travail des employés du Cégep de Shebrooke. Lors d’une rencontre avec des membres de la direction qui aura lieu aujourd’hui, l’exécutif du SPECS-CSN en fera officiellement la demande.
La ministre David affirme qu’il est nécessaire de changer les cégeps, car « les jeunes n’étudient plus de la même façon ». Que doit-on comprendre par cet énoncé ? Les jeunes sont-ils cognitivement différents de ceux des générations précédentes ? Espérons que la ministre ne cherche pas à nous servir la théorie selon laquelle les « milléniaux », enfants de l’internet, apprennent d’une manière différente des générations pré-internet… Quoique populaire dans les médias, cette hypothèse n’a pas de bases scientifiques sérieuses (voir les références au bas de l'article). La ministre veut peut-être dire que les jeunes n’étudient plus dans les mêmes conditions qu’il y a 25 ans ? De fait, ils sont de plus en plus nombreux à travailler de longues heures afin de subvenir à leurs besoins, et ce, avec des conséquences souvent néfastes pour leur réussite scolaire. C’est un enjeu qui mérite qu’on y réfléchisse, mais il est loin d’être évident que la solution passe par l’adaptation du milieu éducatif. Par « modernisation des cégeps », la ministre veut-elle prendre les mesures requises pour favoriser une véritable accessibilité aux études post-secondaires ? On le souhaite, mais il est permis, à l’heure actuelle, d’en douter.
S’il s’avère que, tel qu’on pourrait le craindre, l’objectif véritable du projet de la ministre soit de faire en sorte que les institutions collégiales se collent encore plus sur les besoins des entreprises plutôt que sur ceux des étudiantes et étudiants, il faudra réagir. Si la ministre veut avancer sur la prémisse que les cégeps doivent d’abord et avant tout former des travailleurs, et ce, le plus rapidement possible, il faudra expliquer. Et s’il est nécessaire pour ce faire de dénaturer le diplôme collégial ou d’en diminuer les exigences de réussite, nous devrons nous y opposer. Et l’assurance qu’aucun changement à la formation générale n’est dans les plans ne doit pas réduire notre vigilance. De toute évidence, la ministre reprend le crédo du rapport Demers – qui est également celui de la Fédération des cégeps par ailleurs : souplesse... devant les exigences du marché de l’emploi ! Il y a là un écueil évident pour l’avenir du réseau collégial. Confirmant nos craintes, La Presse rapportait que le premier mininistre Couillard en appelait aussi à plus de « flexibilité » dans les cégeps et un maillage accru avec le milieu des affaires.
Dans les prochaines semaines, les enseignantes et les enseignants du Cégep de Sherbrooke devront se faire entendre dans le cadre des consultations organisées par la ministre afin qu’une autre vision de l’enseignement collégial soit entendue. Nous devrons être solidaires dans la défense d’un enseignement collégial accessible et de qualité dont les visées dépassent l’employabilité à court terme.
Bref, c’est sur cette lancée que nous ouvrons l’année 2016-2017 au Cégep de Sherbrooke et nous espérons vous compter parmi nous pour échanger sur ces importants enjeux. Finalement, n’hésitez pas à nous joindre en cas de besoin (en personne, par téléphone, par courriel, par Facebook, alouette !) et inviter les nouveaux membres de votre département à passer au bureau syndical pour nous rencontrer !
L’exécutif du SPECS-CSN.
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Rétroaction et ajustements financiers
La convention collective que nous venons tout juste de parapher couvre la période 2015-2020. Nous voilà un an et demi plus tard, des ajustements sont donc dus. Vous aurez constaté que la hausse salariale prévue le 1er avril 2016 (1,5 %) a été ajouté au taux horaire de la dernière paye. Cependant, la rétroaction (hausse salariale entre le 1er avril et le 7 août), de même que le montant forfaitaire (équivalent à 1 % du salaire moyen du secteur public au 1er avril 2015) seront versés d’ici la mi-octobre, probablement sur deux payes.
Pour toutes questions, n’hésitez pas à joindre le Service de la paye du Cégep.
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Pour comprendre les tenants et aboutissants de la retraite d’une enseignante ou d’un enseignant de cégep, consultez la toute nouvelle édition du Guide sur la retraite produit par la FNEEQ, de même que le calculateur [cliquez ici]. Pour toutes questions supplémentaires, contactez-nous !
Dernière chance de visiter l’exposition 40 ans de mouvement étudiant produite par l’AÉCS au Centre des médias jusqu’au 1er septembre. Il est toujours bon de savoir d’où on part pour comprendre où on s’en va…

Grâce à l’achat d’actions de Fondaction, l’épargnant a toutes les raisons d’être 35 % plus zen, car :
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responsable fondaction au
Cégep de Sherbrooke,
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