Date de publication :
mardi 9 mai 2017
Les membres du bureau exécutif se sont promenés lundi 1er mai pour souligner la Fête internationale des travailleuses et des travailleurs. C'était là une belle occasion de souligner l'histoire de cette grande fête, et surtout la trop faible hausse du salaire minimum. Même avec une augmentation de 50 sous/ l'heure, un.e salarié.e à temps plein se trouve encore sous le seuil de la pauvreté ! Le SPECS a joint les rangs des groupes de partout au Québec : |
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Dans l'ordre habituel : Jean
Fradette, Jean-Thomas Courchesne, Mélanie Lemay, Isabelle Borduas et Jonathan Leblanc
Mon prof ne peut pas être amoureux de moi... et vice-versa
Le 2 mai en après-midi avait lieu, à l’Artishow, la table ronde sur les relations intimes entre enseignant.e et étudiant.e. C’est à un très intéressant exercice de réflexion que se sont prêtés panélistes et participant.es.
D’où vient cette réflexion ?
Rappelons d’abord le contexte : à la suite de la déferlante d’événements malheureux liés aux violences sexuelles dans les derniers mois, notamment aux résidences de l’Université Laval, des préoccupations pour le sujet ont jailli de toutes parts, entrainant la ministre à l’Enseignement supérieur, Hélène David, à lancer une vaste consultation dans les organisations dans le but d’en arriver à une loi cadre pour contrer les violences sexuelles sur les campus. Dans la foulée de ces travaux, les établissements d’enseignement ont été appelés à mettre en place des politiques pour contrer les violences sexuelles, politiques dans lesquelles pourraient être introduits des éléments relatifs aux relations intimes entre le personnel et les étudiant.es.
Sur cette dernière question, on ne peut que constater que si certaines opinions s’opposent diamétralement, une zone floue existe. En effet, d’un côté, certains affirment qu’« on ne peut empêcher un cœur d’aimer », en autant que toute relation s’établisse entre adultes consentants. À l’opposé, d’autres affirment plutôt qu’il est impossible d’envisager un réel consentement quand la relation s’inscrit dans un rapport d’autorité et donc, de domination. Entre les deux, plusieurs nuances...
En décembre dernier, les membres du conseil fédéral de la FNEEQ, auquel ont participé les représentant.es du SPECS-CSN, ont adopté une proposition sans équivoque sur la question (cliquez ici), invitant les syndicats à proscrire tout rapport intime, amoureux ou sexuel, avec un étudiant ou une étudiante. Ainsi interpelé, l’exécutif du SPECS-CSN a choisi d’ouvrir cet important chantier de réflexion avec ses membres avant d’en arriver à une position.
De quoi a-t-il été question ?
Quatre panélistes sont venus exposer un aspect de la question des relations intimes entre enseignant.e et étudiant.e :
Jean-Thomas a présenté une réflexion sur la relation pédagogique idéale selon la science et les écueils qu’elle peut entrainer. En retraçant d’abord la petite histoire du rôle de l’enseignant, qui est passé du maitre détenteur du savoir au gestionnaire de classe motivateur et agent de persévérance, il a tracé les contours attendus d’une relation pédagogique efficace en 2017, selon ce qu’on retrouve dans l’approche socioconstructiviste de l’enseignement, doctrine à l’avant-plan actuel des sciences de l’éducation : l’enseignant ne « dit » plus la matière, il travaille plutôt à mettre en place les structures permettant à l’élève de déployer ses capacités d’apprentissage.
Cependant, cette vision de l’enseignant présente certains défis, notamment celui de l’établissement d’un lien affectif significatif authentique et omniprésent avec les élèves. De fait, on attend du prof aujourd’hui qu’il convainque les élèves qu’ils sont partenaires de leur réussite. Pour ce faire, il doit les « accompagner » dans la réussite. Il doit aussi s’humaniser (socialiser en dehors de la classe, connaitre leurs intérêts, s’intéresser à leurs activités, participer aux plans social et communautaire, s’investir, bref établir une relation de confiance et de respect mutuel). On voit tout de suite comment cette approche peut ouvrir la porte à toutes sortes de dérives relationnelles.
On ne doit pas comprendre ici qu’il soit nécessaire de rejeter les présupposés pédagogiques énoncés plus tôt; il faut simplement apprendre à conserver une distance acceptable qui permette contrôle, intégrité, objectivité, ordre pédagogique et ordre personnel.
Mélanie a livré un témoignage personnel sur la base des expériences qui ont nourri son parcours. Ayant elle-même été victime d’agression sexuelle alors qu’elle était cégepienne, elle est une voix publique sur la question des violences sexuelles et des difficultés que vivent les victimes lorsqu’elles dénoncent leur agression. D’entrée de jeu, elle a invité l’assemblée à réfléchir au fait que les femmes sont, dès leur jeune âge, socialisées en tant que responsables du désir des hommes, alors que les garçons vivent plutôt la pression d’avoir le plus grand champ d’expériences sexuelles possibles. Dans un cas comme dans l’autre, cette approche de la sexualité appelle à la transcendance des frontières, des tabous de l’interdit, et nourrit une certaine excitation à l’idée de jouer avec les limites morales. La relation qui peut s’établir entre un.e enseignant.e et un.e étudiant.e devient dès lors un terreau fertile à ces expérimentations. Cependant, les filles seront beaucoup plus nombreuses à vivre ce genre de relation.
Or, l’impression d’un choix libre et éclairé de la part de l’adolescente ou de la jeune adulte au cégep est trop souvent biaisée par l’absence de maturité affective. En effet, les jeunes traversent à ce moment de leur vie une période charnière, reposant sur la découverte de soi et du monde, impliquant nécessairement une grande fragilité, une vulnérabilité en raison desquelles des impacts affectifs considérables peuvent être subis dans l’avenir. On connait trop de cas d’enseignants ayant la réputation de franchir la limite et d’utiliser cette vulnérabilité à leur avantage. Pression à la réussite, prestige de l’enseignant, emprise de celui qui détient le pouvoir, blocage du milieu adulte (collègues, direction), soupçon de mensonge à l’égard des victimes sont autant de facteurs aggravants qui rendent la dénonciation extrêmement difficile.
Mélanie a rappelé qu’on fait face à une situation qui est culturelle, non pas liée à un établissement spécifique. Partout dans les cégeps et les universités, on remarque une banalisation, voire une érotisation de ce type de relation : mais est-ce normal ? L’enjeu de la majorité crée par ailleurs une zone grise dans les cégeps. Mais est-ce un critère suffisamment probant pour valider de telles relations ? Elle nous invite à socialement nous poser ces questions. Si elle reconnait que des relations positives et vécues au grand jour sont possibles, elle souhaite que ces cas isolés ne rendent pas invisibles toutes les autres relations toxiques vécues par en-dessous, dans le secret, souvent dans la honte.
Isabelle a expliqué que dans sa pratique, elle reçoit de nombreux témoignages difficiles de personnels vivant des difficultés liées à des relations amoureuses avec des élèves, comme quoi il ne s’agit pas d’une réalité exceptionnelle. Elle a d’abord posé la question suivante : peut-on parler de consentement éclairé lorsqu’il s’agit d’adolescentes ou de jeunes adultes dans une relation où le partenaire se place en autorité? Le discours facile est celui de dire qu’on ne peut pas empêcher un cœur d’aimer. Or, à cet âge, on peut difficilement parler d’amour mature, autonome et libre. On trouve plutôt l’étincelle, le challenge, le coup de foudre intellectuel. Tous ces déclencheurs peuvent être positifs, en autant qu’on ne traverse pas la balise physique qui mène à la sensualité, à l’intimité affective, qui donne accès aux valeurs profondes des individus. Dans ce cas, on tombe souvent dans des relations d’abus sexuels.
Il importe ici de faire la différence entre abus sexuel et agression sexuelle : le premier est marqué par un discours d’amour, d’engagement, de challenge, de défi, il peut être associé à un geste professionnel (enseignement) qui devient physique; le second comporte plutôt un discours de violence, de contrôle, qui se mue en geste agressif et violent. L’abus sexuel, qui repose sur des jeux de pouvoir, est beaucoup plus insidieux et difficile à cerner pour l’individu qui n’a pas encore atteint sa maturité affective. Cette dernière, de façon générale, s’atteint vers 20, 25, voire 30 ans.
Isabelle amène donc l’assemblée à comprendre que dans le contexte d’une relation entre un enseignant et une étudiante, le réel choix éclairé et conscient de passer à l’acte sexuel repose entre les mains de l’adulte, pas de la jeune, même si celle-ci semble consentante et volontaire, voire même si elle initie la relation physique. Elle demeure prise dans sa vision romantique de la valorisation de son enseignant, de l’admiration, du plaisir, mais ne réalise pas, par manque de maturité affective, qu’elle se fait alors piétiner. Les difficultés à se sortir d’une telle relation sont grandes.
En tant que juriste, Jonathan s’est proposé de faire l’étalage des règles juridiques autour du sujet, tout en prenant la précaution de préciser qu’il ne s’agissait pas là d’un avis juridique, ni d’une position personnelle ou de la FNEEQ.
D’emblée, il faut savoir que le cadre juridique qui entoure ce type de relations évolue depuis 30 ans aux États-Unis, mais qu’il est relativement nouveau au Québec. Sur le plan législatif, on se réfère au code criminel lorsqu’il est question de relations avec des personnes mineures, mais il n’existe pas de loi qui encadre les institutions d’enseignement dans l’émission de balises ou de limites qui y seraient relatives.
Sur le plan de la jurisprudence, on trouve peu de références. Seulement cinq causes de relation entre un enseignant et une étudiante majeure ont été répertoriées dans le système juridique au Canada, dont deux au Québec. De fait, très peu de cas se rendent devant l’arbitre de grief (car il s’agit la plupart du temps de causes impliquant des travailleurs syndiqués, donc défendues devant un arbitre du travail). On peut prétendre qu’il y ait un certain phénomène de camouflage, mais souvent, l’enseignant mis en cause dans ce genre de situation va choisir de quitter le travail par lui-même sans attendre d’être jugé.
Il est difficile d’évaluer les comportements acceptables aux yeux du droit en cette matière, étant donné qu’on se trouve ici au cœur d’une question d’ordre moral : les décideurs, les arbitres, ont des convictions, des valeurs, des approches de la moralité qui peuvent varier d’un cas à l’autre, ce qui empêche de tracer une ligne franche quant aux types de décisions qui peuvent être rendues dans ce genre de cause. Retenons cependant que plus l’acceptabilité sociale d’un comportement d’ordre moral est grande, plus les arbitres et les juges seront cléments. En ce sens, l’ouverture à une discussion large sur le sujet et à des positions sociales claires de la part des institutions d’enseignement contribuent à définir les lignes du droit.
La loi canadienne affirme que l’âge du consentement des personnes mineures est de 16 ans. Cependant, cette loi prévoit des paliers tolérables de consentement selon l’âge : à 12 ou 13 ans, le consentement est reconnu si l’on note un écart de moins de 2 ans entre les deux individus et si l’on ne constate aucune relation d’autorité entre eux; à 14 et 15 ans, on trouve la même règle, mais pour un écart de 5 ans. À 17 et 18 ans, malgré le consentement accordé dès l’âge de 16 ans, la loi peut considérer une relation entre deux individus comme de l’exploitation sexuelle si cette relation repose sur un rapport d’autorité. À la lumière de ces informations, notons qu’un enseignant impliqué dans une telle relation devra subir la présomption de sa relation d’autorité, relation qui appelle un lien de dépendance avec la victime. Or, il n’existe aucune balise qui spécifie où s’arrête la relation d’autorité. L’enseignant est donc vu comme une personne privilégiée dans sa relation avec les élèves, qui repose sur le contrôle et l’autorité.
Puis, Jonathan a présenté différents cas d’espèce que l’on trouve dans la jurisprudence :
Finalement, Jonathan rappelle qu’on peut faire des parallèles avec les situations de harcèlement sexuel au travail (relations patron-employé) : on part avec l’a priori qu’il s’y trouve fondamentalement un rapport qui n’est pas égalitaire. La plupart des ordres professionnels vont d’ailleurs proscrire toute relation entre un professionnel et ses patients. Dans ces cas, notons que la fin des rencontres ne suffit pas à déterminer la possibilité d’un rapport amoureux ou sexuel; plusieurs facteurs entrent en ligne de compte, surtout dans le domaine de la santé.
Quelles conclusions tirer ?
Les questions et commentaires des participants ont été riches et nombreux. Tout compte fait, de grandes tendances s’en sont dégagées :
Sur la base de cette réflexion collective fort enrichissante, le SPECS-CSN s’engage maintenant dans la prochaine phase de son chantier sur les relations intimes entre enseignants et étudiants : le dépôt d’une proposition de principe à être adoptée par l’assemblée générale. Sachez donc que tous les membres du syndicat seront invités à se prononcer sur la question.
L’exécutif du SPECS-CSN tient à remercier Jean Fradette, vice-président aux affaires pédagogiques, pour sa chaleureuse et professionnelle animation de la table ronde, et l’ensemble des membres du comité école et société du SPECS-CSN pour leur participation dans l’élaboration de cette activité.
Comités syndicaux en quête de membres !
Lors de l’assemblée générale annuelle du SPECS-CSN qui s’est tenu le 26 avril dernier, les membres présents ont procédé à l’élection des représentants enseignants du bureau exécutif et des différents comités institutionnels et électifs. Ceci dit, plusieurs comités syndicaux ne nécessitent aucune élection et sont ouverts à toutes celles et tous ceux qui se sentent appelés par une insatiable envie d’implication ! Souvenons-nous que plus les comités sont vivants et actifs, plus dynamique sera notre vie syndicale locale !
Voici les comités dans lesquels vous pouvez vous investir :
Le mandat du comité femmes est de tenir ses membres informées quant aux enjeux et dossiers du mouvement des femmes local, régional et national, de sensibiliser la communauté collégiale aux revendications du mouvement féministe et d’organiser une activité de sensibilisation ou d’information sur le mouvement des femmes, ses enjeux et ses dossiers au moins une fois dans l’année ou selon les intérêts des membres du comité.
Le comité précarité rassemble des enseignantes et des enseignants qui ont le souci d’informer et d’animer leurs collègues précaires à propos de tous les enjeux qui les touchent. Par des activités d’échange et de sensibilisation, ils contribuent à mieux intégrer dans la communauté collégiale ces petits nouveaux parfois bien perdus !
Le mandat du comité LGBTI s’articule autour de deux grands axes. Le premier est d’offrir une visibilité à la réalité LGBT au sein du Cégep de Sherbrooke en organisant des activités de sensibilisation à ces réalités et aux conséquences de l’homophobie et de la transphobie. Le second axe est de collaborer avec les différents acteurs du Cégep afin de mettre en place des mesures institutionnelles visant explicitement l’amélioration du bien-être des personnes des minorités sexuelles fréquentant le Cégep.
Les membres du comité environnement s’activent sur toutes les questions qui touchent aux enjeux environnementaux, à l’intérieur comme à l’extérieur du Cégep. Ils préparent des activités de sensibilisation, ils nourrissent la réflexion institutionnelle en matière d’orientation environnementale, ils revendiquent une plus grande conscience de l’ensemble de la communauté collégiale.
Le comité école et société se réunit pour réfléchir à divers sujets préoccupants liés au monde de l’éducation et de l’enseignement supérieur.
Le comité retraite informe et outille les membres qui réfléchissent à leur sortie sur tout ce qui concerne la retraite : conditions, accession, formations, etc.
Si l’un ou l’autre de ces sujets vous interpelle, communiquez simplement avec le bureau du syndicat, qui se fera un plaisir de vous accueillir parmi les membres déjà actifs de ces comités dynamiques !
| Attention : certains de ces comités peuvent exiger une contrainte à l’horaire. Plus tôt nous serons avisés de votre intérêt, plus vite nous pourrons intervenir auprès de l’organisation scolaire en vue de l’application d’une contrainte à l’automne prochain. |
RAPPEL : distribution de chèques
En mai 2016, certains enseignant.es qui souscrivent à l’assurance vie offerte dans le cadre de l’assurance collective de la FNEEQ ont eu droit à une remise de cotisation. Or, il s’avère que certaines corrections ont été apportées à rebours à ces montants, ce qui a généré une série de nouveaux chèques ! Plusieurs n’ont toujours pas réclamé le leur.
Pour savoir si vous êtes visé.e par cette remise de cotisation, consultez la liste des enseignant.es visé.es.
Pour récupérer votre chèque, vous pouvez passer au bureau syndical ou encore communiquer avec Luc Loignon au SPECS-CSN, qui se chargera de vous le faire parvenir de la manière qui vous convient.
Cette chronique souhaite répondre à la recommandation formulée par le comité de surveillance des finances du SPECS-CSN dans son rapport de 2013-2014:
Qu’une campagne d’information et de sensibilisation soit menée auprès de nos membres sur le rôle, le fonctionnement et l’histoire de notre participation aux instances de la CSN (fédération, conseil central et confédération).
Petite histoire d’un grand mouvement
C’est en 1921 que la Confédération des travailleurs catholiques du Canada (CTCC). À l’époque très liée au clergé, la CTCC se démarquait du courant syndical américain, notamment parce qu’elle faisait la promotion d’un syndicalisme autonome. En 1960, la CTCC se déconfessionnalise et devient la CSN. Rappelons-nous que le Québec est alors en ébullition, et que le champ de l’action syndicale est encore vaste : les salaires, la sécurité d’emploi, les régimes de retraite, les conditions dangereuses, les discriminations de toutes sortes, la hiérarchie, les cadences exténuantes, l’arbitraire, le manque de formation, voilà autant d’enjeux qui atteignent les travailleuses et les travailleurs dans leur dignité et sur lesquels la CSN s’active.
Au cours de son histoire, la CSN a été partie prenante, voire instigatrice, de nombreux chantiers qui ont transformé le visage du Québec :
Encore aujourd’hui, la CSN œuvre avec conviction à l’amélioration des conditions de travail et de vie de ses membres. Elle est de loin la centrale syndicale la plus investie en matière de « deuxième front », c’est-à-dire de luttes qui dépassent le simple cadre des conditions de travail, parce que ses membres considèrent qu’en plus d’être des travailleuses et des travailleurs, ils sont aussi des citoyennes et des citoyens, et que l’amélioration des conditions des uns ne peut se faire sans celle des autres, qu’ils soient syndiqués ou non. Elle milite donc pour obtenir des politiques sociales, culturelles, économiques et environnementales qui visent à enrichir la vie en société et pour en faire profiter l’ensemble de la population. Comme organisation, la CSN est toujours partie prenante lors des débats et des luttes populaires pour une société plus juste, plus égalitaire, plus démocratique.
Parce que des luttes, ça s’organise !
Pour le SPECS-CSN, la confédération offre une foule de services que le « membre ordinaire » ne connait pas toujours, mais dont les exécutants syndicaux se servent quotidiennement dans leur action syndicale, en plus de ceux qui sont offerts par les fédérations et les conseils centraux. En voici quelques-uns :
Tous ces services sont soutenus par un personnel d’appui sur tous les plans (secrétariat, imprimerie, etc.).
Ceci étant dit, l’un des outils les plus remarquables de la CSN est certainement son fonds de défense professionnelle (FDP). Il s’agit d’une caisse confédérale alimentée par une cotisation de tous les syndicats affiliés à la CSN, tous secteurs et régions confondus. Ce geste hautement solidaire contribue à assurer le versement de prestations aux travailleuses et aux travailleurs en conflit, à soutenir les militantes et les militants congédiés ou suspendus à cause de leurs activités syndicales. Il sert aussi à appuyer des politiques sociales en matière de santé et de services sociaux, d’éducation, de santé et de sécurité au travail, de lutte des femmes, de lutte à la pauvreté et plus encore. Ce fonds de secours est devenu l’outil économique indispensable des luttes collectives permettant aux syndicats CSN et à leurs membres de faire connaître leurs positions et d’entreprendre les moyens d’action nécessaires pour gagner leurs batailles et, ainsi, mener à terme leurs revendications. La majorité des syndicats règlent leur convention collective sans conflit de travail.
Prenons l’exemple de la dernière grève du secteur public. S’il ne s’est pas rendu au nombre de jours de grève minimum pour que chaque membre obtienne une rétribution financière provenant du FDP, il reste que le SPECS-CSN a réussi à réaliser une grande part de ses actions de mobilisation liées à la négociation grâce au FDP, qui a couvert presque en totalité les frais encourus. C’est donc dire que tous les syndicats CSN du Québec, qu’ils soient ou non du secteur public, ont contribué, par le FDP, à soutenir la cause des grévistes. Une mesure de soutien aux luttes de cette ampleur est unique à la CSN.
Une participation active des syndicats affiliés
En tant que syndicat affilié, le SPECS-CSN est invité à participé à la vie démocratique de la confédération de différentes manières. D’abord, une délégation du SPECS-CSN assistera au début juin au congrès de la CSN à Montréal. Le congrès est l’autorité suprême de l’organisation. Se tenant tous les trois ans, il rassemble plus de 2 000 délégué.es provenant des syndicats, des fédérations et des conseils centraux qui procèdent alors à l’élection du comité exécutif de la CSN, adoptent le budget et définissent les orientations politiques et syndicales. Pour connaitre les grandes orientations qui seront soumises au plancher du congrès en juin, consultez le lien suivant : www.csn.qc.ca/congres/ateliers-thematiques. Entre les congrès, c’est le comité exécutif qui assume la direction de la confédération et voit à l’application des mandats votés par les différentes instances. C’est d’ailleurs sur ce comité que siège, à titre de vice-président, Jean Lacharité, enseignant au département d’Économique du Cégep de Sherbrooke.
Par ailleurs, de nombreux comités confédéraux permettent aussi aux membres de partout au Québec d’investir les différents champs de lutte de la CSN :
Bref, l’affiliation à la CSN permet au SPECS-CSN d’une part de s’outiller, d’autre part d’être partie prenante des orientations défendues par l’organisation et portées publiquement partout sur le territoire québécois.
Pour en savoir plus : accéder à www.csn.qc.ca ou voir la brochure Bienvenue à la CSN.
Dans les prochains épisodes : les services offerts par la FNEEQ et par le CCSNE.
Campagne ni viande ni objet : offre d'ateliers
Chers membres du personnel enseignant,
Il y a maintenant près d’une année que la campagne « Ni viande, ni objet : nous sommes contre les violences sexuelles » a été lancée sur le campus. Sujet d’actualité, la problématique de la culture du viol et des gestes à caractère sexuel est omniprésente et touche particulièrement les jeunes de niveau collégial.
À ce jour, plusieurs activités et initiatives ont été déployées sur le campus et en ligne. Près de 600 étudiants et étudiantes ont participé à l’atelier donné par l’équipe de la campagne, qui a suscité une grande participation et un intérêt marqué de la part de la communauté collégiale. Les ateliers proposés sont d’une durée d’environ une heure et peuvent être adaptés selon vos besoins et les sujets souhaités.
Pour l’année 2017-2018, vous aurez toujours l’opportunité d’accueillir dans vos groupes des ateliers de discussion et d’échanges, centrés sur la sensibilisation et la prévention des actes de violence à caractère sexuel. Ces ateliers sont animés par une équipe multidisciplinaire d’intervenantes et d’intervenants embauchés spécifiquement pour porter la campagne sur le terrain et répondre aux besoins de la communauté collégiale.
Plusieurs thèmes en lien avec la problématique peuvent être abordés : le consentement, le cyber harcèlement, l’intervention lorsqu’on est témoin d’une situation problématique, la culture du viol en lien avec la publicité et les médias, l’hypersexualisation, l’objectification, les ressources disponibles au Cégep et à Sherbrooke, etc.
Si vous êtes intéressés, communiquez avec l’Association étudiante dès maintenant afin que nous convenions du moment le plus approprié pour accueillir l’équipe dans vos groupes lors de la session d’automne 2017.
Pour plus d’information, communiquez avec l’équipe de « Ni viande ni objet ».
Dolorès Lemoyne, chargée de projet
Alexandre Blanchette, conseiller à la coordination
819 346-1874
À propos de la campagne « Ni viande ni objet »
Réalisée par l’Association étudiante en collaboration avec le Cégep de Sherbrooke et plusieurs organismes régionaux d’intervention, cette campagne de prévention et de sensibilisation contre les violences sexuelles vise non seulement à informer sur cette problématique, mais également à donner des moyens concrets pour intervenir, dénoncer et contrer ce phénomène au quotidien.
Positive, franche et non genrée, cette campagne a pour objectifs de définir sur ce que sont les violences sexuelles, de susciter une remise en question positive, de faire la promotion des comportements à adopter et de mettre de l’avant les ressources et les outils disponibles. Conçue par et pour les étudiantes et étudiants, cette campagne multiplateforme est présentement déployée sur le campus et sur le web.

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Poste téléphonique #5330 info@specs-csn.qc.ca VP à l'information et à la mobilisation : Mathieu Poulin-Lamarre Agent de bureau : Luc Loignon |
